www.echo-durable.com www.echo-durable.com www.echo-durable.com

Notre abécédaire du développement durable



A comme Agenda 21

Notre abécédaire du développement durable
Programme global d’action, l’Agenda 21 (ou Action 21) a été adopté lors du Sommet de la Terre de Rio en 1992. Le texte fondateur du Développement Durable s’organise autour de 21 engagements, 40 Chapitres et pas moins de 2500 recommandations.

Selon le principe du « think global, act local », l’approche d’Action 21 a été reprise pour une déclinaison et transposition locale. En France, la démarche Agenda 21 d'élaboration d'un projet de territoire s’appuie sur des fondements législatifs (La loi d'orientation pour l'aménagement et le développement durable, la loi sur la coopération intercommunale et la loi solidarité et renouvellement urbain, la loi d'orientation agricole et la loi démocratie de proximité) qui proposent aux collectivités locales ''maîtres d'ouvrage'' des outils qui favorisent une politique de développement durable dans le sens des orientations de Rio de 1992.

B comme Biens Publics Mondiaux

Notre abécédaire du développement durable
Si le principe créationniste a été remisé, il offre au moins l’avantage d’une solution simple : l’auteur de la Création n’a pas donné la terre à un homme mais à toute l’humanité. De cette affirmation en découle un « droit naturel » de l’homme sur la terre, qui en tire à sa guise les biens nécessaires à son existence. Maintenant, le même créateur s’en remet à la sagesse des hommes pour organiser l’usage d’un bien « collectif et intergénérationnel ».

Le niveau d’interdépendance atteint par la société mondiale d’aujourd’hui a donné un sens concret à l’expression de « Bien Publics Mondiaux », qui n’est autre que la transposition sur le plan mondial de la notion de « Bien Public », consacrée par le Nobel d’Economie Paul Samuelson. Du fait de son caractère transnational, son exploitation ou sa préservation justifie pleinement une action collective internationale. Celle-ci se construit peu à peu dans les protocoles et traités internationaux tels que le Protocole de Kyoto et la Convention sur la diversité biologique.

C comme Commerce Equitable

Notre abécédaire du développement durable
Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l'objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du commerce équitable s'engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l'opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel.

D comme Développement Durable

Notre abécédaire du développement durable
La notion est toute jeune. Elle apparait en 1987 dans le rapport Brundtland qui la définit comme étant un modèle de développement qui permet de « répondre aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. » Cette définition englobe bien la la question de la protection de l’environnement mais pas seulement. Les trois piliers du développement durable sont à la confluence des trois préoccupations majeures, que sont l’écologie, le social et l’économie.

E comme Empreinte Ecologique

Notre abécédaire du développement durable
Le terme apparait lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992 dans un article intitulé « Empreinte écologique et capacités raisonnées de la planète : ce que la science économique urbano-logique laisse de côté » écrit par le Professeur d'économie William Rees. L’indice évalue l’impact de la consommation d’une population donnée selon la surface de sol et d’océan nécessaire pour la produire et pour assimiler les déchets qu’elle génère. Ce sont les pays riches qui ont l’empreinte écologique la plus importante (9,6 hectares pour les USA contre 0,9 hectare pour l’Inde).

F comme Fiscalité Environnementale

Notre abécédaire du développement durable
La fiscalité environnementale est un outil économique qui permet d’intégrer le cout des externalités négatives engendrées par les activités économiques (Pollution, changement climatique, raréfaction) au prix de consommation. Le prix se forme par le jeu de l’offre et de la demande en ignorant la pression exercée sur notre environnement. Ce dysfonctionnement de l’économie de marché doit être alors corrigé pour que le prix puisse jouer de manière efficiente son rôle de signal. Car en véhiculant une bonne information, le prix a la force de faire modifier le comportement des acteurs économiques.

G comme Grenelle de l’Environnement

Notre abécédaire du développement durable
Le Grenelle Environnement est un ensemble de rencontres politiques organisées en France depuis octobre 2007, visant à mettre en place une politique efficace et cohérente en matière d'environnement et de développement durable. Faisant suite au Pacte écologique précédemment proposé par Nicolas Hulot, le premier projet de loi « Grenelle 1 » définit un certain nombre d’engagements du gouvernement et décrit les mesures à mettre en œuvre sur différents thèmes : Biodiversité et ressources naturelles ; changement climatique ; environnement et santé ; production et consommation ; gouvernance et éducation ; compétitivité et emploi ; OGM ; déchets. Le projet de loi « Grenelle 2 » est simplement la déclinaison technique et territoriale.

H comme Haute Qualité Environnementale

Notre abécédaire du développement durable
La charte de chantier HQE est une démarche globale faisant appel à une approche multicritère. Les projets HQE peuvent être certifiés à condition de remplir au minimum 7 cibles HQE sur les 14 définit pour une meilleur qualité environnementale des bâtiments :
Les cibles d’éco-construction: Relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat, Choix intégré des procédés et produits de construction, Chantier à faibles nuisances ; Les cibles d’éco-gestion: Gestion de l’énergie, Gestion de l’eau, Gestion des déchets d’activités, Entretien et maintenance ; Les cibles de confort : Confort hygrothermique, Confort acoustique, Confort visuel, Confort olfactif ; Les cibles de santé: Conditions sanitaires, Qualité de l’air, Qualité de l’eau.

I comme Impact Environnemental

Notre abécédaire du développement durable
L'impact environnemental désigne l'ensemble des modifications qualitatives, quantitatives et fonctionnelles de l'Environnement engendrées par un projet, un processus, un procédé, un ou des organismes et un ou des produits. Pour en faire un écobilan, mesurer et limiter les impacts environnementaux, l’étude d’impact est l’outil incontournable. Les études d'impacts environnementales sur les milieux biophysique et humain sont requises pour une majorité de projets. Elles sont nécessaires et obligatoires pour les projets d'envergures et sont habituellement assorties de mesures d'atténuation, de mitigation, de mise en valeur, de formules compensatoires, de mesures de conservation ou de restauration.

J comme Johannesburg

Notre abécédaire du développement durable
A Johannesburg, le sommet de la terre II, pas moins de 10 ans après Rio, a voulu insuffler une nouvelle dynamique à l’engagement mondial en marquant un déplacement des préoccupations, de la dégradation de l'environnement vers l'organisation des sociétés humaines. A Johannesburg, est adopté un « plan d’action » portant sur les engagements de la communauté internationale à réduire la pauvreté et protéger les ressources naturelles de la planète.

K comme Kyoto

Notre abécédaire du développement durable
Kyoto en 1997 marque un tournant historique sur les engagements pris lors du Sommet de la terre avec l’adoption d'un accord qui vise à lutter contre le changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES). C'est dans cette optique que le protocole prévoit des mécanismes dits " de flexibilité " comme les " permis d'émission ", la " mise en œuvre conjointe " qui permet, entre pays développés de procéder à des investissements visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre en dehors de leur territoire national et de bénéficier des crédits d'émission générés par les réductions ainsi obtenues, et le " mécanisme de développement propre " proche du dispositif précédent, à la différence que les investissements sont effectués par un pays développé, dans un pays en développement.

L comme Label Ecologique

Notre abécédaire du développement durable
Le label écologique vise à promouvoir les produits qui peuvent réduire les impacts négatifs sur l'environnement en comparaison avec d'autres produits de la même catégorie.

M comme Meadows

Notre abécédaire du développement durable
Le rapport Meadows sur les « limites de la croissance » soulignait au club de Rome en 1972 les dangers écologiques du rythme de croissance économique et démographique que connait le monde. Le Rapport prône une « Halte à la Croissance » et réaffirme le caractère préoccupant des cinq tendances majeures, à savoir une industrialisation accélérée, une croissance démographique rapide, une malnutrition largement répandue, un épuisement des ressources non renouvelables et un environnement détérioré.

N comme Natura 2000

Notre abécédaire du développement durable
Natura 2000 est un réseau écologique européen découlant des directives européennes « oiseaux » et « Habitat ». Il est mis en cohérence par la définition de Zones de Protection Spéciales et les Zones Spéciales de Conservation. De cette façon, les États Membres s'engagent à maintenir les habitats et espèces concernés dans un état de conservation favorable. Pour ce faire, ils utilisent des mesures réglementaires, administratives ou contractuelles.

O comme Objectifs du Millénaire pour le Développement

Notre abécédaire du développement durable
Lors du Sommet du Millénaire au siège des Nations Unies à New York En Septembre 2000, ont été adoptés huit objectifs pour le développement:

1. Réduire l'extrême pauvreté et la faim.
2. Assurer l'éducation primaire pour tous.
3. Promouvoir l'égalité et l'autonomie des femmes.
4. Réduire la mortalité infantile.
5. Améliorer la santé maternelle.
6. Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d'autres maladies.
7. Assurer un environnement humain durable.
8. Mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

« L'élimination de l'extrême pauvreté demeure l'un des grands défis de notre temps et constitue l'une des principales préoccupations de la communauté internationale.[...] Les objectifs du Millénaire pour le développement sont assortis de cibles à atteindre dans des délais précis, de façon à mesurer les progrès accomplis dans la lutte contre la pauvreté monétaire, la faim, la maladie, l'absence de logements adéquats et l'exclusion ¬ tout en promouvant l'égalité des sexes, la santé, l'éducation et le respect de l'environnement.[...] Ces objectifs ambitieux mais réalisables indiquent la voie à suivre par la communauté internationale pour faire reculer l'extrême pauvreté d'ici à 2015 dans le cadre du programme global de l'ONU pour le développement ». Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban ki-moon

P comme Principe de Précaution

Notre abécédaire du développement durable
Le principe de précaution est défini par la Charte de l’Environnement comme « relatif aux mesures qui peuvent être prises en cas d’incertitude scientifique sur les conséquences des risques pour l’environnement ». La Charte de l’Environnement faisant partie intégrante du bloc de constitutionnalité, le principe de précaution a valeur constitutionnel ce qui le place au sommet des normes de droit interne, autrement dit aucun texte du droit national ne peut être rendu exécutoire s’il s’avère être contraire au principe.

Q comme Quotas de CO2

Notre abécédaire du développement durable
Les quotas de CO2 est une mesure qui consiste à définir une limite des rejets atmosphériques d'un pays. De cette façon, l'État fixe une quantité de Gaz à Effet de Serre qui prend la forme de permis d’émission et s’organise sur des marchés à polluer. Les entreprises peuvent acheter ou vendre ces droits selon leur niveau de pollution.

R comme Responsabilité Sociétale des entreprises

Notre abécédaire du développement durable
Concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales et environnementales dans leurs activités et dans leur interaction avec leurs parties prenantes sur une base volontaire.

S comme Système de Managment Environnemental

Notre abécédaire du développement durable
Véritable outil de gestion de l’entreprise et de la collectivité permettant de s’organiser de manière à réduire et maîtriser ses impacts sur l’environnement. Le SME inscrit l’engagement d’amélioration environnementale de l’entreprise ou de la collectivité dans la durée en lui permettant de se perfectionner continuellement.
Ce sont les normes ISO qui décrivent les SME, à savoir:
Les normes ISO 14001 définissent les spécifications et lignes directrices pour l'utilisation et la mise en œuvre du SME, alors que les normes ISO 14010 détaillent les principes et procédures de l'audit environnemental, ainsi que les critères de qualification des auditeurs environnementaux.

T comme Trame verte

Notre abécédaire du développement durable
Issue du Grenelle de l’environnement, la trame verte est un outil d’aménagement du territoire, constituée de grands ensembles naturels et de corridors les reliant ou servant d’espaces tampons. La trame verte est complétée par une trame bleue formée des cours d’eau et masses d’eau et des bandes végétalisées le long de ces cours d’eau.

U comme Union Internationale pour la Conservation de la Nature

Notre abécédaire du développement durable
Fondée en 1948, l'Union mondiale pour la nature rassemble 81 États, 113 organismes publics, plus de 850 organisations non gouvernementales et quelque 10 000 scientifiques et experts de 181 pays au sein d'une alliance mondiale unique. Elle a pour mission d’influer sur les sociétés du monde entier, de les encourager et de les aider pour la conservation de l’intégrité et diversité de la nature et veiller à ce que toute utilisation des ressources naturelles soit équitable et écologiquement durable. L’Union représente le plus vaste réseau de connaissances sur l'environnement dans le monde.

V comme Ville Durable

Notre abécédaire du développement durable
Une ville durable respecte les principes du développement durable et de l'urbanisme écologique par la prise en compte conjointe des enjeux sociaux, économiques, environnementaux et culturels de l'urbanisme pour et avec les habitants. Au travers d'une architecture HQE, une amélioration du cadre de vie, un aménagement des transport sobres, une économie dans la consommation d'énergies et des ressources naturelles, les éco-villes cherchent, tout simplement, à diminuer leur empreinte écologique en compensant leurs impacts et en tendant à rembourser leur « dette écologique ».
Leur gouvernance se fait généralement suivant le principe de l'Agenda 21 local, incluant des modes de démocratie participative.

W comme World Business Council for Sustainable Development

Notre abécédaire du développement durable
Le Conseil mondial des affaires sur le développement durable rassemble 170 entreprises internationales autour d'un engagement commun pour le développement durable sur la base des trois piliers : la croissance économique, l'équilibre écologique et le progrès social.

Les membres proviennent de plus de 35 pays et de 20 grands secteurs industriels.
Le WBCSD bénéficie par ailleurs d'un réseau mondial de 45 partenaires nationaux et locaux situés dans 40 pays et regroupant plus de 1 000 chefs d'entreprise.

Ses activités sont fondées sur le principe que le Développement Durable et le monde industriel ne peuvent progresser l'un sans l'autre.

X comme Xéro-paysagisme

Notre abécédaire du développement durable
Le Xéro-paysagisme est une méthode d'aménagement paysager qui utilise des plantes qui n'ont pas besoin d'une grande quantité d'eau.

Y comme Yellowstone

Notre abécédaire du développement durable
Yellowstone est le tout premier parc national reconnu en 1872, il marque les débuts de politiques de conservation se basant sur une approche « forteresse ». Les aires protégées étaient par principe une nature sauvage, en dehors des espaces « humanisés ». Les conséquences sociales de cette méthode ont été considérables et nombreuses. Dès la naissance de la notion d’écodéveloppement un siècle plus tard, cette approche fut profondément critiquée. L’anthropologue Colin Turnbull, l’année de la conférence de Stockholm, publie « Les Iks: Survivre par la cruauté Nord Ouganda » où il dénonce la destruction des Iks suite à la création d’un parc national sur leur zone de chasse, leur imposant la sédentarisation et la pratique de l’agriculture. Aujourd'hui, la conservation se veut intégrée, reconnaissant les droits autochtones, toute action de conservation se mène avec le concours des peuples locaux, en y intégrant des objectifs de développement économique et social.

Z comme Zone d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique

Notre abécédaire du développement durable
La ZNIEFF est un espace naturel présentant un intérêt écologique, faunistique ou floristique particulier ayant fait l'objet d'un inventaire scientifique national sous l'autorité du Muséum National d'Histoire Naturelle pour le compte du Ministère de l'Environnement.
Elles sont de deux types, les zones d’intérêt biologique remarquable, et les zones que recouvrent les grands ensembles naturels.






Lu 951 fois